La forêt domaniale comme facteur dominant
Marly-le-Roi est bordée par la forêt domaniale de Marly, près de deux mille hectares de chênes et de hêtres. Aucune autre variable ne pèse autant sur le profil des interventions dans la commune. Sur une année complète, les interventions liées directement ou indirectement à la lisière forestière représentent la majorité de notre activité marlychoise.
Cela signifie concrètement que les problématiques urbaines classiques, blattes germaniques et rats d'égout, y sont minoritaires, tandis que des sujets rarement évoqués ailleurs, comme la processionnaire du chêne ou les fourmis charpentières, y sont courants.
La processionnaire du chêne
Il faut la distinguer de la processionnaire du pin, mieux connue. La processionnaire du chêne ne construit pas de nid blanc cotonneux visible en bout de rameau : elle forme des poches plaquées contre le tronc ou les grosses branches, de couleur brunâtre, souvent confondues avec une excroissance d'écorce.
Son calendrier diffère aussi. Les chenilles sont actives d'avril à juillet, et non en hiver. Leurs poils urticants restent actifs plusieurs années dans l'environnement, y compris dans les nids abandonnés et dans le sol au pied de l'arbre. C'est ce qui explique des réactions cutanées chez des personnes n'ayant jamais vu de chenille.
Le traitement repose sur l'aspiration des nids avec un équipement filtrant adapté et protection intégrale de l'opérateur, ou sur un traitement biologique au Bacillus thuringiensis appliqué au stade larvaire précoce, en avril. Nous ne pratiquons pas l'échenillage manuel sur cette espèce : la dispersion des poils dans l'air est trop importante.
Fourmis charpentières et fourmis de jardin
La proximité forestière amène régulièrement des fourmis dans les habitations marlychoises, avec une distinction importante. La fourmi noire des jardins entre pour chercher du sucre, ne dégrade rien, et se traite par appâtage à effet retard qui remonte au nid.
La fourmi charpentière, plus grosse et de couleur souvent bicolore, creuse des galeries dans le bois humide ou déjà dégradé pour y installer sa colonie. Elle ne mange pas le bois mais l'évide. Sa présence dans une structure signale presque toujours un désordre d'humidité préexistant : fuite de toiture, remontée capillaire, bois en contact avec le sol. Traiter les fourmis sans corriger l'humidité garantit leur retour.
L'indice le plus fiable est la présence de petits tas de sciure grossière, mêlée de fragments d'insectes, au pied d'une boiserie. C'est du bois évacué, pas de la vermoulure d'insecte xylophage.
Tiques et sécurité des jardins de lisière
Les jardins en contact direct avec la forêt de Marly présentent un risque de tiques réel, en particulier pour les enfants et les animaux domestiques. Nous ne traitons pas chimiquement les jardins contre les tiques, une pratique peu efficace et écologiquement discutable.
Ce que nous conseillons relève de l'aménagement : maintenir une bande tondue de trois mètres entre la lisière et la zone de vie, éviter les tas de feuilles et de bois à proximité immédiate de la maison, et poser une barrière physique dissuadant le passage des micromammifères, qui sont les principaux vecteurs. Dire qu'un traitement insecticide résoudrait le problème serait vous vendre quelque chose d'inutile.
Ce que disent nos clients
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